Attendu que les pièces régulièrement communiquées établissent que Youssef H. et Fatna L. vivaient en concubinage de 2001 à 2004 dans un immeuble que Fatna L. avait acquis seule par acte du 08 décembre 2000, pour le prix de 71.651,04 € ; que cet immeuble avait fait l’objet de travaux de rénovation et était revendu le 30 septembre 2004 pour un prix de 149.000 € ;            

Que Youssef H., indiquant avoir effectué la plupart des travaux de rénovation, assignait Fatna L. en paiement d’une somme de plus de 77.000 € sur le fondement de l’enrichissement sans cause ; que le jugement déféré était alors rendu ;            

Attendu que pour critiquer le jugement qui le déboutait de ses demandes, Youssef H. fait valoir que l’enrichissement du patrimoine de Fatna L. est incontestable, puisque, grâce aux travaux de rénovation qu’il a effectués et des matériaux payés en partie par lui, l’immeuble a été revendu plus du double de son prix d’achat ;              Qu’il explique encore que cette participation excédait largement à sa contribution aux charges communes, alors que Fatna L. n’exerçait aucune activité, qu’il percevait lui-même des indemnités de chômage et qu’il réglait sur ses deniers diverses charges (EDF, Télécom) sans utiliser la procuration qu’il avait sur le compte de son amie ;          

   Mais attendu que si la réalité de la participation de Youssef H. aux travaux de rénovation de l’immeuble appartenant à Youssef H. n’est pas contestée, il doit être relevé que ces travaux étaient effectués après la création du couple et que Youssef H., qui vivait avec Fatna L. dans ledit immeuble, avait un intérêt personnel dans l’amélioration de l’habitat du couple, et donc dans la réalisation des travaux de rénovation et d’embellissement ;            

Que les attestations produites par l’appelant font essentiellement état de travaux réalisés dans un immeuble à BRUXELLES ; que la production de factures EDF, 9 TELECOM, FRANCE TELECOM à son nom ne suffit pas à démontrer leur paiement par ses soins exclusifs ; que de même, la production des relevés bancaires et selon les mentions surlignées ne font état que de huit paiements pendant la période de concubinage ;             

Que le premier juge relevait aussi justement que diverses attestations versées par Youssef H. (NADJA, SAÏDA) font état de la participation de membres de la famille de Fatna L. à la réalisation des travaux ;            

Que la production de pièces par l’intimée fait apparaître une corrélation entre la plupart des factures de matériaux et les chèques émis en paiement sur son compte ;            

Attendu en conséquence qu’en l’état de l’intérêt personnel de Youssef H. à procéder à l’amélioration de l’immeuble dans lequel il vivait et l’absence de démonstration par lui d’un appauvrissement, outre le fait que la plus-value réalisée vient aussi de la flambée du prix de l’immobilier à cette période, l’appelant ne fait toujours pas la preuve de la réunion des conditions de l’enrichissement sans cause et que le jugement le déboutant de sa demande sera confirmé ;