L'article 271 du même code, ajoute que "la prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l'évolution de celle-ci dans un avenir prévisible".

À cet effet il est énuméré de manière non exhaustive les éléments à prendre en considération dans la détermination des besoins et des ressources, il convient de retenir les points suivants:
- durée du mariage: 29 ans,
- quatre enfants issus de cette union,
- patrimoine de communauté: aucun.

* Situation de l'épouse
Elle est âgée de 52 ans. Elle travaillait jusqu'alors en qualité de réceptionniste mais a été licenciée en novembre 2008. Elle perçoit des ASSEDIC 990 € par mois et avait auparavant un salaire mensuel de 1 353 €.

Elle acquitte un loyer de 580 € et vit toujours avec deux de ses enfants. Elle dit n'avoir aucun patrimoine personnel. Elle ne donne aucune information à la cour sur ses futurs droits à la retraite Monsieur P. ayant précisé qu'elle travaillait jusqu'alors à temps plein.

* Monsieur P.
Il est âgé de 55 ans et est pré-retraité de la SNCF. Il percevra lorsqu'il sera à la retraite en décembre 2009 une pension mensuelle de 2 385 €. Il acquitte un loyer de 250 € et rembourse une mensualité de 326 € au titre d'un plan de surendettement jusqu'en 2017.

Enfin il verse actuellement 600 € de pension alimentaire pour ses deux enfants.

Il ressort de cette analyse l'existence d'une disparité créée par la rupture du mariage dans les conditions de vie respectives, justifiant la fixation d'une prestation compensatoire au profit de Madame sous la forme d'un capital d'un montant de 24 000 euros. dont Monsieur P. s'acquittera sous forme d'une rente mensuelle sur une durée de huit ans à compter du mois de janvier 2010.