Sur l'application des dispositions de l'article L 211-13 du Code des assurances

 La SA M. ASSURANCES a présenté ses offres d'indemnisation par LRAR du 26 août 2005 dans les délais légaux, puisque le rapport du Professeur LAGARRIGUE qui fixe la date de consolidation a été communiqué aux parties le 29 mars 2005 ;

 Monsieur C. estimant que ces offres sont notoirement insuffisantes et assimilables à un défaut d'offre demande, que le montant des indemnités allouées par le Tribunal, puis par la Cour, avant imputation de la créance des organismes sociaux et des provisions versées, produise des intérêts au double de l'intérêt légal pour la période du 29 août 2005 jusqu'au prononcé du jugement, pour ce qui concerne tous les postes de préjudice à l'exception du poste tierce personne et de l'incidence professionnelle et jusqu'à l'arrêt à intervenir pour ces deux derniers postes ;

 Il est certes exact que les offres faites par la SA M. ASSURANCES sont inférieures aux indemnités allouées par le premier juge ; toutefois elles ne sauraient être qualifiées de manifestement insuffisantes ;

 En effet, au titre de l'IPP (déficit fonctionnel permanent), une somme de 262.500 € était offerte, alors que le tribunal a fixé ce chef de préjudice à 274.000 € ;

 Au titre de la tierce personne, elle a proposé une somme de 362.372 € calculée conformément à l'expertise judiciaire sur 5 h de présence par jour et a fixé le taux horaire à 10 € ;

 L'indemnisation de l'incidence professionnelle offerte était de 214.445 € et calculée sur la base de 900 € mensuels x 12 x 19.856 € ;

 Par ailleurs, les indemnités proposées au titre des chefs de préjudice personnels ne peuvent être qualifiées de dérisoires ;

 Il ne saurait non plus être fait grief à la SA M. ASSURANCES d'avoir appliqué sur les indemnités qu'elle offrait un partage de responsabilité de 50% : ce faisant, elle se conformait à la jurisprudence dominante de l'époque qui considérait que l'état d'alcoolémie de la victime réduisait son droit à indemnisation, même s'il n'y avait pas de lien de causalité entre cette alcoolémie et la réalisation de l'accident ;

 Il ne saurait non plus lui être reproché de ne pas avoir renouvelé ses offres lors de l'entrée en vigueur de la loi du 21 décembre 2006 ;

 En conséquence, c'est à juste titre que le premier juge a débouté monsieur Manuel C. de ce chef de demande.