Attendu que pour conclure au rétablissement de son droit de visite et d'hébergement, Yvon D. fait valoir que la mère s'est toujours opposée aux rencontres avec l'enfant qu'il avait envisagées et qu'aucun élément objectif ne justifie la rupture de ses liens avec son fils, d'autant plus que l'enquête sociale met en avant la relation fusionnelle de Yves avec sa mère ;

Mais attendu que l'enquête sociale, par les auditions auxquelles il a été procédé, relève chez Yvon D. un être entièrement centré sur lui même, se désintéressant de ses enfants dés qu'il avait fondé une nouvelle famille; que les témoins entendus et notamment les deux premières épouses de Yvon D. mettent en avant son caractère égoïste et très procédurier, renvoyant sur autrui la responsabilité de ses problèmes;

Qu'en ce qui concerne Yves, il est mentionné que si cet enfant est hyper protégé par sa mère, il est apparu plus tonique à le rentrée scolaire même s'il reste secret et verbalise peu sur lui-même ou sa situation familiale; qu'il n'exprime aucune demande à l'égard de son père, celui-ci ayant été souvent absent et partageant peu d'activités avec lui; qu'il est encore relevé le faible investissement de Yvon D. et que l'enfant a la sensation de n'avoir pas été accepté;

Qu'en considération de ces éléments, alors que l'enfant a été entendu par l'enquêtrice sociale à deux reprises et n'a formulé aucune demande d'audition, c'est à bon droit que le juge aux affaires familiales ordonnait la suspension des droits de visite et d'hébergement de Yvon D. sur son fils;