Les premiers Juges ont rappelé, tant les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier d'un salaire différé que les principes applicables en pareille matière sur le terrain de la preuve, laquelle est libre;

Ils ont à bon droit considéré que la réalité du travail effectué par Gabriel D. sur la propriété agricole des "de cujus" de 1968 à 1973 résultait des attestations produites et de ses relevés de carrière de la M,S,A, sur lesquels il apparaît qu'il avait la qualité d'aide familial et n'avait perçu de rémunération qu'à deux reprises;


La preuve de l'absence de toute autre rémunération est suffisamment rapportée par l'intéressé au travers de ses déclarations de revenus, qui doivent être tenues pour probantes dès lors que l'administration fiscale ne les a jamais remises en cause, notamment après croisement avec celles faites par Marcel D. en sa qualité de chef d'exploitation;


Ce dernier, s'il avait servi à son fils une rémunération régulière, n'aurait évidemment pas manqué de le faire apparaître dans ses charges d'exploitation; aucun élément, ni aucun document parmi ceux cités par ses adversaires, ni aucune pièce comptable ou fiscale provenant de Marcel D. ne vient contrebattre la démonstration faite par Gabriel D.;