Devant la Cour, Guy M. fait valoir que le plan cadastral sur lequel se fonde le premier juge n'a pas de valeur probante et qu'il est démenti par la configuration des lieux.


Selon lui, le mur litigieux se trouve bien en limite de propriété dans le prolongement de la jonction de deux bâtiments, l'intimé ne pouvant tirer argument du fait que le plan cadastral situe cette limite entre l'angle de la maison de Guy M. et le chemin rural des Boutères.


L'acte de donation partage précise que le premier lot attribué à René M. a été composé "de la grange et du séchoir avec terrain y attenant, dépendant de l'immeuble bâti situé à D. lieudit Les Boutères, cadastré sous le n 0131 de la section ZR, la partie devant figurer désormais à la matrice cadastrale sous le n ' 283 de la section ZR pour une superficie de 8 ares et 10 centiares. Observation étant faite que le surplus de la parcelle cadastrée section ZR n 0131 pour 13 ares 75 centiares figurera désormais à la matrice cadastrale sous le n' 284 de la section ZR pour 5 ares 65 centiares ainsi que cette division résulte du document d'arpentage dressé par M VAYSSE géomètre expert et qui demeurera annexé à l'extrait de la matrice cadastrale ... ".

Ce document d'arpentage établi le 27 mai 1974, versé aux débats, démontre que la limite de propriété entre les parcelles 283 et 284 est strictement identique à celle matérialisée sur le plan cadastral versé aux débats.

Le constat d'huissier dressé par la SCP BONNIN, BEYSSERESSE-POLTEAU le 5 février 2007 relève que le mur litigieux se situe " coté gauche à 2,89 mètres de la ligne provisoire des parcelles 283 et 284, ligne imaginaire située dans le prolongement du mur sud de la construction édifiée sur la parcelle 284 presque parallèlement à ladite ligne".


Il résulte enfin des photographies produites par René M. que les vestiges d'une ancienne séparation existaient à l'endroit même de la limite cadastrale des parcelles 283 et 284 soit environ 3 mètres en retrait du mur construit par l'appelant.


Au vu de ces éléments, c'est avec pertinence que le premier juge a considéré que le cadastre et le document d'arpentage donnaient des indications nécessaires et suffisantes sur les limites des parcelles et que le mur litigieux empiétait de près de 3 mètres sur le fond de René M.