C'est à bon droit que le premier juge a considéré que l'existence du chèque d'un montant de 5.000 €, émis par Madame Sylvie S. sur son compte personnel à l'occasion de l'achat d'un véhicule par Monsieur Christian B., constitue un commencement de preuve par écrit dans la mesure où il rend vraisemblable le fait allégué conformément aux dispositions de l'alinéa 2 de l'article 1347 du Code civil.

Devant la Cour, pour parfaire le commencement de preuve par écrit, l'appelante produit aux débats une attestation conforme aux dispositions de l'article 202 du code de procédure civile, établie par sa sœur, Madame Béatrice S., qui certifie avoir eu connaissance du prêt d'un montant de 5.000 € consenti par Sylvie S. à Monsieur Christian B. pour l'achat d'un véhicule.

Cette attestation, qui ne fait l'objet d'aucune contestation dans la mesure où l'intimé s'est abstenu de constituer avoué, complète le commencement de preuve par écrit. Force est de constater que Madame Sylvie S. rapporte la preuve du prêt allégué.