Selon son avis d'imposition 2007, l'appelant s'est trouvé en déficit cette année là ;

Il bénéficie avec son épouse d'allocations diverses et du RMI pour un total mensuel de l'ordre de 1.295 Euros; ils doivent faire face aux charges de la vie courante et notamment à un loyer de 600 Euros par mois et à deux prêts dont les mensualités globales se montent à environ 250 Euros; ils ont un enfant à charge, âgé de sept ans ;

Contrairement à ce qui est soutenu par l'intimée, le loyer dû par leur société ne leur est pas versé, mais est payé à un tiers qui a donné quittance; les accusations de l'intimée qui prétend que l'appelant bénéficierait de revenus occultes ne sont étayées par rien et doivent être qualifiées de gratuites.

Selon son avis d'imposition de l'année 2006 -elle ne produit aucune pièce justificative plus récente de sa situation, l'intimée a perçu 22.055 Euros, soit 1.838 Euros par mois en moyenne; il est certain que son traitement a augmenté pour suivre l'évolution des  salaires de toute la fonction publique; la CAF lui sert des allocations familiales pour un montant de 338,76 euros par mois.

Elle doit faire face aux charges de la vie courante qu'elle partage avec un compagnon, dont les ressources mensuelles ne sont pas actuellement justifiées mais que le premier Juge avait retenu à hauteur de 2.800 Euros par mois; au vu de l'importance des mensualités dues par le couple, en remboursement de leurs  prêts immobiliers communs, soit environ 1.575 euros ce montant paraît crédible;

Les enfants des parties ont 15, 13 et 12 ans et ont les besoins de leur âge;

Compte tenu de l'ensemble de ces éléments et notamment de la faiblesse des ressources de l'appelant au regard de ses charges, il y a lieu de le dispenser du versement de  toute pension alimentaire;